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REVOLUTION !

Depuis quelques années, l’industrie musicale connaît une révolution sans précédent, plus importante encore que celle qui est survenue lorsqu'on été inventés les premiers supports d'enregistrement.

L’apparition des nouvelles technologies à radicalement changé les pratiques et les attentes du public : en l'espace d'à peine une décennie, ce sont des centaines de millions d'internautes qui ont pu découvrir de nouveaux horizons musicaux.

La clé de voûte de cette révolution : les réseaux peer-to-peer.

QU'EST CE QUE LE PEER-TO-PEER ?

Pour ceux qui ne seraient pas encore familiers avec ce terme, le peer to peer (également désigné par l’abréviation peer2peer ou P2P) désigne une méthode d’échange des données qui consiste à relier entre eux deux ordinateurs de façon directe, c’est-à-dire sans passer par l’intermédiaire d’un site Internet. Ce système permet à un grand nombre d’utilisateurs de partager simultanément leurs fichiers avec un minium de perte de temps et de contraintes.

LES ENNUIS COMMENCENT...

Le premier logiciel a avoir réellement popularisé cette technologie d’échange a été Napster. Grâce à lui, des milliers d’utilisateurs connectés ont pu partager leurs données. Or, très rapidement, son succès à commencé à poser un certain nombre de problèmes de droit.

Le peer-to-peer, en effet, permet théoriquement de transmettre n’importe quel type de fichier, mais en pratique, il s’est révélé que la majorité des utilisateurs l’utilisent surtout pour échanger de la musique et de la vidéo, ce qui constitue une violation du droit d’auteur tel qu’il est communément défini dans nos sociétés. Devant l’ampleur prise par le phénomène, la justice américaine a alors interdit l’utilisation de Napster.

ON ARRÊTE PAS UN TRAIN EN MARCHE

Cependant, au lieu de mettre un terme au peer-to-peer, cette décision de justice n’a fait que provoquer une véritable explosion des réseaux utilisant cette technologie. Certes, Napster avait été officiellement censuré, mais une véritable culture du partage s’était déjà développé chez les internautes, et devant la pression de la demande, des dizaines d’autres logiciels de peer-to-peer sont apparus pour prendre sa relève : Gnutella, Emule, WinMX, KaZaa, etc. En quelques années, le phénomène était devenu mondial et concernait des millions de personnes.

Face à une révolution aussi considérable, l’industrie du disque avait deux possibilités : soit s’adapter à l’évolution des mentalités et relever le défi soulevé par Internet, soit préserver à tout prix l’ancien système.

Or, si les petits labels de musique et les artistes indépendants ont vite appris à tirer avantage du Peer-to-Peer comme moyen de promotion gratuit, les grosses majors et une partie des organismes gérant les droits d'auteurs ont au contraire choisi la politique de la répression, en menaçant de procès toute personne qui télécharge de la musique.

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